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About liver disease

Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

Même si les MICI ne sont pas associées à une augmentation de la mortalité, elles altèrent très fortement la qualité de vie des patients et peuvent être extrêmement invalidantes dans leurs formes les plus sévères.

Sans traitement, elles évoluent, dans 88% des cas, vers ces formes invalidantes qui vont nécessiter une intervention chirurgicale.

Par nos efforts de recherche dans le domaine des processus inflammatoires, nous voulons contribuer à faire avancer la recherche de solutions thérapeutiques pour ces maladies intestinales sévères.

En collaboration avec des experts du domaine, nous avons engagé un programme scientifique notable pour évaluer les propriétés de nos produits sur la physiopathologie des MICI et leur capacité à les traiter.

Plus communément appelées MICI (Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin), ce sont des maladies chroniques évoluant par poussées, entrecoupées de période de rémission.

On distingue deux formes de MICI en fonction non seulement du tableau clinique mais surtout de la localisation des zones inflammatoires et de la profondeur des lésions :

  • la maladie de Crohn (MC) peut affecter l’ensemble du tube digestif de l’estomac jusqu’au rectum. 40-50% des MICI sont des maladies de Crohn.
  • la rectocolite hémorragique (RCH), plus localisée, affecte le rectum et peut s’étendre au colon.

Au niveau mondial on comptait, en 2012, 6,5 millions de personnes atteintes de MICI, principalement dans les pays occidentaux avec environ 4.4 millions de cas aux Etats Unis et en Europe. La prévalence des MICI est partout en croissance et on estime qu’en 2025, plus de 10 millions de personnes seront touchées avec notamment une très forte progression au Japon (+ 10% par an).

Les causes de ces maladies restent mal connues mais il est généralement admis qu’elles sont multifactorielles associant des facteurs environnementaux et des prédispositions génétiques, à l’origine d’une déstabilisation au système immunitaire et inflammatoire, et de processus fibrotiques.

Quant aux traitements curatifs des MICI, il n’en existe pas aujourd’hui. Les solutions actuelles cherchent essentiellement à traiter les poussées (traitement d’attaque) et à éviter leur récidive (traitement d’entretien). On estime que les traitements actuels, y compris après l’arrivée sur le marché des anticorps anti-TNFα ne permettent de contrôler que 25 à 30% des MICI sur le long terme.


La Maladie de Crohn

Avec une prévalence de l’ordre de 150 cas pour 100 000 personnes, la Maladie de Crohn reste modérément répandue. Elle touche plus souvent les adolescents et les jeunes adultes : la majorité des cas sont diagnostiqués entre 15 et 40 ans.

Les symptômes de la maladie de Crohn se manifestent lors des poussées alternant avec des phases de rémission. Les symptômes lors des poussées de MC sont proches des ceux rencontrés dans la RCH. Ce sont des douleurs abdominales parfois intenses après les repas, et des diarrhées chroniques. Il n’est pas rare que ces poussées soient fébriles ou soient accompagnées d’une perte de poids. La fatigue est un symptôme persistant. Le retentissement de la maladie sur la qualité de vie peut entraîner des épisodes dépressifs.
Les complications liées à l’évolution de la MC sont multiples : rétrécissements/occlusions intestinaux, fissures, perforations (fistules), péritonites, dilatation toxique du colon ou colites graves. Il existe un risque accru de cancer colorectal après dix ans d’évolution.

Les traitements actuels (essentiellement des corticoïdes, des immunosuppresseurs et des anti-TNFα) ne contrôlent qu’environ 30 % des maladies de Crohn, et 50 à 70 % des patients devront subir une intervention chirurgicale dans les dix ans.

Cependant, à l’inverse de la RCH, la chirurgie consistant à éliminer la partie lésée par la maladie n’élimine pas la maladie et 80% des patients opérés ont de nouvelles poussées dans les mois qui suivent l’opération. Il existe donc là encore un besoin médical pour de nouveaux traitements de prévention de la récidive après chirurgie (ilectomie).