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About liver disease

Maladies auto-immunes IL-17 dépendantes

Forts de notre connaissance de la biologie des récepteurs nucléaires, nous développons des solutions thérapeutiques novatrices pour les maladies inflammatoires et auto-immunes, avec une concentration particulière sur les maladies auto-immunes IL-17 dépendantes. L’IL-17 est produite par les lymphocytes inflammatoires suite à l’activation du RORγt, récepteur nucléaire clé qui contrôle la fonction des lymphocytes secrétant l’IL-17. De récentes données suggèrent que l’inhibition du RORγt peut être un moyen simple et efficace de limiter les réponses immunitaires exacerbées causées par l’IL-171.

Les maladies auto-immunes apparaissent quand le système immunitaire est dans l’incapacité de reconnaitre clairement ses propres antigènes des antigènes étrangers. Dans ce contexte, les lymphocytes T, qui attaquent les antigènes étrangers (et endogènes), orchestrent des réponses immunitaires destructives et activent les lymphocytes B, produisant ainsi des anticorps attaquant ses propres organes. De tels lymphocytes T auto réactifs sont habituellement contrôlés par les lymphocytes T régulateurs, qui semblent défectueux dans de nombreuses maladies auto-immunes. Le lupus érythémateux, le psoriasis et la polyarthrite rhumatoïde sont des exemples classiques de maladies auto-immunes.

Nous avons conçu notre programme de recherche avec une attention particulière apportée au psoriasis.

A propos du psoriasis

Le psoriasis est une maladie auto-immune chronique et invalidante qui touche environ 125 millions de personnes à l’échelle mondiale, soit 2 à 3 % de la population totale, et environ 80 % des patients souffrant de psoriasis présentent une forme légère à modérée de la pathologie2. Au-delà des manifestations physiques, le psoriasis peut avoir un impact important sur la qualité de vie du patient, avec souvent de lourdes conséquences psychosociales.

Il existe trois grandes formes de traitement thérapeutique pour soigner le psoriasis : les traitements topiques, la photothérapie et les traitements systémiques. Les options thérapeutiques ne sont pas uniquement fonction de la sévérité du psoriasis, mais prennent également en compte la présentation de la pathologie, la présence d’une grossesse et les états comorbides. De récentes avancées dans le domaine des médicaments biologiques ont permis de multiplier considérablement les solutions thérapeutiques ; cependant, le prix de ces nouveaux traitements est plus élevé que les médicaments systémiques traditionnels. La thérapie topique reste la référence pour le traitement des formes légères à modérées de la pathologie, et les médicaments biologiques sont généralement réservés à la population de patients présentant la forme la plus sévère de psoriasis. Les thérapies topiques disponibles incluent l’usage de corticostéroïdes et d’analogues de la vitamine D, en monothérapie ou en combinaisons.

Malgré l’efficacité améliorée des thérapies topiques actuelles, il existe un besoin constant de thérapies plus pratiques et sûres qui, idéalement, cibleraient de nouveaux mécanismes d’action.

1Pandya et al., 2018
2WHO Global report on Psoriasis, Geneva 2016 ; Kivelevitch et al., 2013

 
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